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Interview publiée en ligne exclusivement

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Kewin Dessanti est en première année à l’ECCG (Ecole de commerce et de culture générale) de Sion, tout en ayant opté pour le démarrage d’un apprentissage de logistique dès août prochain. Son parcours, non linéaire, représente bien celui de nombre de jeunes peinant à trouver leur voie scolaire et professionnelle. Peut-être comme le dit Kewin parce qu’elles sont trop nombreuses.

Quel regard portez-vous sur l’école actuelle ?
L’école au primaire me semblait adaptée, sauf que les effectifs trop grands empêchaient les enfants timides de s’exprimer. Au CO, j’étais dans l’ancienne organisation et j’aurais préféré être dans un système à niveaux, comme c’est le cas aujourd’hui dans tout le Valais. A mon sens, il faudrait proposer trois niveaux, pour permettre aux élèves moyens de travailler plus. A l’école de commerce, je suis étonné par le poids accordé à certaines branches secondaires, comme la science des religions, même si globalement j’aime bien ce cours.

Que supprimeriez-vous à l’école?
Je supprimerais les devoirs obligatoires. Je trouve logique d’avoir des leçons à apprendre à la maison, mais je suis d’avis que les devoirs devraient être faits en classe. Les enseignants pourraient en proposer de manière facultative pour ceux qui veulent aller plus loin dans la matière. Autre élément, d’après une étude, les adolescents ne sont prêts à travailler qu’à partir de 9h, donc mon école idéale respecterait ce point.

Qu’y ajouteriez-vous?
J’ajouterais des cours pour gérer le stress et développer la confiance en soi, en partant de situations concrètes et personnelles, par exemple lorsqu’on doit présenter des exposés.

L’informatique devraitelle vous être plus présente? 

Je trouve que les écoles sont déjà bien équipées. L’école fait des efforts et je pense que, nous élèves, devrions nous contenter de ce qu’on a, sans toujours exiger plus.

L’enseignement des langues est-il satisfaisant à vos yeux?
Il serait à mon sens logique de commencer plus tôt et de valoriser la communication. Les profs devraient savoir des choses ludiques tout en restant sérieux. 

Avez-vous vécu des moments exceptionnels en classe qui mériteraient d’être généralisés?
Même si je suis intéressé par certaines branches, j’ai rarement vécu des moments extraordinaires. Je me souviens d’une sortie à Savièse avec des activités de découverte ou d’une visite du musée suisse des transports à Lucerne. D’ici peu, on devrait visiter la vieille ville de Sion, mais l’organisation semble tellement compliquée que cela doit décourager bien des enseignants. Sortir de la classe, c’est pourtant stimulant et permet d’apprendre autrement.

Estimez-vous que votre orientation aurait pu être meilleure?
Franchement je n’ai pas l’impression que l’école m’a aidé en matière d’orientation. Après le CO, j’ai commencé un apprentissage de gestionnaire du commerce de détail que j’ai arrêté au bout d’une année. Ensuite j’ai fait une année d’EPP pour pouvoir entrer à l’école de commerce. Seulement quelques jours après la rentrée scolaire, je me suis rendu compte que cette filière ne me correspondait pas, ce qui m’a conduit à chercher immédiatement une place d’apprentissage, en espérant que cette fois ce soit le bon choix. C’est quand on est au cycle d’orientation que l’on prend certainement la décision la plus importante de notre vie et j’ai eu le sentiment que personne ne se préoccupait vraiment de nous accompagner dans cette étape. Les cours d’éducation des choix étaient très peu pratiques, mais je crois qu’ils ont un peu changé avec le nouveau CO. L’important serait de pouvoir découvrir vraiment différents métiers, via davantage de stages.

 

Propos recueillis par Nadia Revaz

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