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D Amalia Terzidis 2 

 

Le mot crise vient d'un mot grec qui signifie: séparer, juger. La crise actuelle nous permet peut-être de séparer ce qui est essentiel de ce qui ne l'est pas, de juger de ce qui est vraiment important. Quelle belle opportunité pour l'école!

On s'aperçoit alors que la créativité est essentielle, cruciale, pour s'adapter à un contexte, trouver des nouvelles idées, enseigner et apprendre différemment. Que le contexte de travail, les émotions, la santé, l'environnement autour de l'élève sont des conditions de base pour bien apprendre, bien plus que le nombre de fiches à remplir par jour. Que, vraiment, tous les élèves sont différents, issus de contextes différents, avec des talents différents et des points faibles différents.

 


Et si on s'inspirait de l'originalité de chaque élève pour trouver d'autres moyens d'apprendre, d'évaluer, de travailler?

La créativité dont ont fait preuve les enseignantes et les enseignants pour s'adapter au mieux au nouveau contexte a été extraordinaire, et spontanée. Prenons conscience de cette force vive bien présente dans la profession, et développons-la, exploitons-la pour sortir l'école de sa boîte, qui étouffe parfois les apprentissages et les élèves, mais parfois aussi les enseignants! Si on ne peut révolutionner le système, osons faire différemment dans le système…

 

Osons proposer des façons originales d'apprendre!

Et si on structurait les leçons et le temps différemment? Et si on utilisait d'autres ressources? Et si on sortait plus souvent de la classe pour voir le monde en vrai, pour faire plus de liens entre ce que l'on apprend à penser et le monde dans lequel on doit penser? Et si on invitait le monde dans sa classe, des vraies personnes, qui nous expliquent, nous montrent, nous racontent? Et si on s'inspirait de l'originalité de chaque élève pour trouver d'autres moyens d'apprendre, d'évaluer, de travailler?

 

Osons briser les habitudes, questionner les façons de faire que l'on tient pour acquises!

Et si les élèves apprenaient mieux en bavardant un peu entre eux? En bougeant de leur chaise? Et si on les laissait se lever et s'étirer, travailler dans un coin de classe ou un moment dans le couloir? Et si on aménageait notre classe pour pouvoir bouger, collaborer, échanger? Si on écoutait un peu de musique pendant un travail individuel? Et si on faisait de l'histoire et de la géo en même temps? Et si on demandait aux élèves ce qui les intéresserait de savoir, de faire, de créer, pour tisser des liens avec notre programme? Et si on évaluait tout au long des tâches ou sur un projet et non dans un examen final sur papier? Et si on prenait du temps pour se sentir bien en classe, laisser la place au corps et aux émotions, pour faire moins de tâches, mais mieux?

 

 

Osons collaborer pour générer de nouvelles idées!

Et si on allait voir dans d'autres classes, dans d'autres pays pour s'inspirer? Et si on invitait dans la nôtre pour échanger? Et si on osait demander des nouvelles idées, ou proposer les nôtres? Et si on organisait des échanges, des réseaux, des partages, des cafés-pédagogie ou des apéros créatifs? Et si on essayait de demander à nos élèves comment ils pourraient mieux apprendre?

 

Pour créer, du nouveau, osons! Et pour cela… si on acceptait de se tromper parfois, pour faire mieux, toujours?...

 

Amalia Terzidis

Groupe de recherche & de formation CreaInMotion - Créativité, Innovation, Emotions dans l'Education

Coordination des didactiques SHS – HEP-VS

Groupe de recherche 2CR2D en didactique de l'histoire


 

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