Diane Bonvin

 

Je trouverais bien que certaines activités stimulent davantage l’imagination.

Diane Bonvin est en 5e année au Lycée-Collège des Creusets à Sion. Elle livre sa perception des tâches à domicile, de l’école primaire jusqu’à son parcours en dernière année de gymnase.

 

Comment faisiez-vous les devoirs à l’école primaire?

Ayant depuis mon entrée à l’école une certaine facilité à suivre les cours, j’ai toujours été autonome lors des devoirs à la maison. Mes parents n’ont jamais dû me rappeler mon travail ou vérifier que j’avais terminé ce qui était demandé. Comme il n’y avait aucune branche que je n’aimais pas du tout, je trouvais logique d’avoir à m’entraîner à la maison. A mon sens, l’autonomie est peut-être en partie reliée à la curiosité, puisque j’aime apprendre pour moi, sans que les enseignants jouent un grand rôle dans ma motivation.

 

Auriez-vous une hypothèse pour expliquer cette autonomie précoce?

Non, mes parents ont vite vu que j’étais plus autonome que mes frères, donc ils m’ont laissé me gérer. J’ai peut-être vite compris qu’il fallait bien écouter en classe au moment où les enseignants donnaient les consignes pour les devoirs, afin de savoir exactement ce qui était attendu.

 

Comment vous organisiez-vous? Aviez-vous un espace rien que pour vous, un horaire régulier, etc.?

Au primaire, je faisais mes devoirs sur la table de la cuisine, n’ayant pas encore de bureau. Arrivée de l’école, je mangeais mon goûter puis je me mettais au travail, me disant que plus vite c’était commencé, plus vite c’était terminé, sans pour autant bâcler, car j’aime le travail bien fait.

 

Au niveau du CO, votre méthode a-t-elle évolué?

Là, on avait plus de matières, plus d’enseignants et aussi plus de devoirs, donc il fallait s’organiser davantage.

 

Y avait-il des devoirs qui vous plaisaient un peu moins?

Dans certaines matières, par exemple en grammaire, nous avions parfois des exercices un peu décourageants et à la fin il était difficile de se concentrer. Je pense qu’il aurait été plus efficace de diminuer la longueur des exercices en exigeant plus d’attention.

 

Aviez-vous parfois des devoirs créatifs?

J’ai l’impression que les devoirs n’étaient pas très ouverts à la créativité.

 

Au collège, l’approche du travail à la maison est-elle différente?

Pendant les trois premières années au collège, on a beaucoup de travail théorique, nettement moins ensuite. Aujourd’hui, j’ai tendance à faire une plus longue pause après l’école et à travailler le soir, mais pas au-delà de 22 heures. J’essaie d’être assez régulière et d’avancer déjà un peu sur le temps de midi. Comme je prends mes notes à l’ordinateur, je n’ai même plus besoin de préparer des fiches de révision, ce qui est un autre gain de temps.

 

Si vous pouviez modifier quelque chose au niveau des tâches à domicile, que choisiriez-vous?

Je suis bien consciente qu’il faut aussi garder l’aspect «exercices» pour l’entraînement, mais j’estime qu’il serait plus motivant d’alterner avec une approche ludique du travail à faire à la maison. Je trouverais bien que certaines activités stimulent davantage l’imagination. Je crois qu’il faudrait surtout plus de variété.

 

Vous avez vécu le semi-confinement à la fin de votre 4e année. Cette période a-t-elle ouvert à d’autres types de tâches à domicile?

A distance, certains profs ont proposé des activités nettement plus originales qu’habituellement. Il y avait des idées vraiment sympas, qu’ils devraient pouvoir transposer en devoirs.

 

Propos recueillis par Nadia Revaz

 

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