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 Clementine Davet3

Clémentine Davet, collégienne ayant rédigé son travail de maturité
sur la lutte pour le suffrage féminin en Valais

 

Je ne me représentais pas toutes ces années de lutte.

Clémentine Davet, collégienne en 5e année au Lycée-Collège de l’Abbaye à Saint-Maurice en OS espagnol, a choisi d’aborder dans son travail de maturité «La lutte pour le suffrage féminin en Valais». Pour sa présentation orale, elle s’est intéressée aux grèves des femmes de 1991 et 2019. L’étudiante a aussi fait partie de l’une des trois classes liées au projet Hommage 2021, une expérience dans laquelle elle s’est impliquée avec enthousiasme.

Pourquoi avez-vous choisi un sujet lié au féminisme et au suffrage universel?

Au départ, je ne savais pas si je voulais faire mon TM en psychologie, mon option complémentaire, ou en histoire, mais lorsque j’ai vu que l’histoire du Valais était un thème proposé par mon professeur Léonard Barman, cela a tout de suite fait tilt. Je n’aurais peut-être pas choisi un sujet sur la Grèce antique, car je préfère l’histoire helvétique.

 

Votre professeur vous a-t-il orientée vers la thématique du suffrage féminin?

Non, c’est moi qui lui ai proposé ce sujet. Je ne suis pas féministe, mais j’aime bien étudier l’histoire des femmes. Comme je savais qu’en 2020 on fêtait les cinquante ans du suffrage féminin en Valais, cela m’a paru un bon choix. J’avais conscience que le droit de vote des femmes chez nous avait été très tardif en comparaison internationale, toutefois je ne me représentais pas toutes ces années de lutte.

 

Comment avez-vous organisé le contenu de votre travail?

Au départ, je pensais me centrer sur le féminisme en Suisse et en Valais, avant de décider d’élargir ma partie introductive en intégrant la situation en Angleterre avec les suffragettes au début du XXe siècle. Dans la partie consacrée au Valais, je suis remontée à la création de l’Association valaisanne pour le suffrage féminin pour raconter les différentes étapes conduisant à la campagne de 1970, et je me suis ensuite focalisée sur trois personnalités, à savoir Gabrielle Nanchen, Edmée Buclin-Favre et Françoise Vannay-Bressoud.

 

Quelle femme vous a le plus marquée?

Renée de Sépibus sans aucune hésitation. A l’origine de l’AVPSF, elle en a assumé la présidence dès 1946

 

Retenez-vous une année marquante avant 1970?

Assurément 1957, avec le premier vote féminin à Unterbäch dans le Haut-Valais.

 

En préparant ce TM, qu’est-ce qui a été le plus difficile et le plus surprenant

Le plus difficile a consisté à trouver des sources suffisamment variées. Quant au plus surprenant, ce sont assurément les arguments très machistes des opposants au droit de vote des femmes en 1970, alors que c’était il y a à peine 50 ans.

 

Comment percevez-vous la situation des femmes en Valais en 2021?

On observe clairement des avancées, et parmi les plus récentes, le congé paternité. Par contre, il y a encore du chemin à parcourir pour l’égalité salariale notamment.

 

Devrait-on modifier l’approche de l’égalité des genres à l’école?

J’estime essentiel de mettre en avant des parcours de femmes à l’école. Pour exemple, en littérature, on ne lit quasiment que des auteurs hommes, alors qu’il y a des écrivaines talentueuses. De plus, les enfants devraient être sensibilisés précocement à l’égalité, car aujourd’hui encore les filles ont majoritairement moins de confiance en elles que les garçons.

 

Quelle profession pensez-vous exercer plus tard?

J’envisage d’être enseignante de français, d’anglais et d’histoire au CO.

 

Propos recueillis par Nadia Revaz


 

Pour aller plus loin:

Vous pouvez lire le travail de maturité de Clémentine Davet

Clementine TM

 


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