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Bogotà ou la gestion de l’imprévu au service du développement professionnel

La HEP-VS propose aux étudiants du quatrième semestre d’effectuer un stage en Amérique du Sud, à Bogotà

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Au début du troisième semestre, nous sommes conviés à une séance d’informations. Il ne nous en faut pas plus pour nous motiver à déposer notre dossier de candidature. Stress et appréhension accompagnent la période d’attente de validation mais ce n’est rien comparé à l’excitation ressentie lorsque que nous apprenons que nous nous envolerons bel et bien pour la Colombie. Dès lors les préparatifs débutent. Nous avons l’opportunité de voyager selon nos envies durant la semaine précédant le début du stage: New-York, Cuba, Perreira, Santa Marta, Cali, Carthagène…, chacun y trouve son bonheur.

 

L’école dans laquelle a lieu le stage est le Colegio Helvetia, école suisse privée, subventionnée par la Confédération dont le Valais est canton parrain. Les élèves sont issus d’un milieu social privilégié. Le stage durera quatre semaines et afin de le valider, nous serons supervisés par Danièle Périsset – formatrice de la HEP-VS – de la même manière que si nous étions restés en Suisse. Durant notre séjour nous avons été logés dans des familles colombiennes afin de nous imprégner de la culture locale. Nous nous adaptons assez rapidement à ce nouveau mode de vie, apprécions les spécialités culinaires et prenons en compte les conseils reçus concernant notre propre sécurité (non, la Colombie n’est pas aussi dangereuse que ce qu’on dit!).

 

30 avril, le stage débute enfin par un petit déjeuner typique (le mélange improbable du fromage trempé dans du cacao fait voyager nos papilles!), puis nous rejoignons nos classes respectives et faisons connaissance avec les élèves et notre praticien/ne formateur/trice. Nous sommes immédiatement interpellés par le climat de classe et nous rendons compte que l’ouverture d’esprit et la gestion de classe sont de rigueur.

 

Après cette première matinée, nous découvrons les infrastructures. Une chose est certaine: l’école est grande. En effet, on y accueille des enfants dès 3 ans et jusqu’à la maturité (bachillerato). Les élèves suivent les cours selon un horaire continu dès 7 h 15; un repas est servi à midi et ceux qui n’ont pas de cours l’après-midi ont la possibilité de participer à des activités organisées par l’école (karaté, robotique, ballet, natation, roller… il y en a pour tous les goûts!). 

 

En classe, les élèves bougent beaucoup et toutes ces nouveautés mêlées à l’altitude élevée (2640 m!) font que le soir nous ne demandons pas notre reste. Nous devons faire preuve d’une grande capacité d’adaptation: les modifications de l’horaire sont fréquentes, les classes sont relativement grandes (jusqu’à 32 élèves en 1H), la mentalité change, les cours commencent tôt.

 

Etre en Colombie, c’est aussi l’opportunité de découvrir ce pays qui a tant à offrir. Nous nous régalons chez «Andres, Carne de Res», un restaurant à la décoration totalement hétéroclite (le réalisme magique colombien) dans lequel nous passons un moment mémorable: nourriture, mojitos, décoration, musique, serveurs tout est absolument parfait (1300 réservations pour un soir, on vous laisse imaginer la grandeur du lieu!).

 

Nous profitons aussi de ces semaines pour quitter le climat pluvieux (et franchement frais) de Bogotà pour passer un week-end dans la finca (ferme) de nos familles d’accueil ou même pour partir au bord de la mer des caraïbes à Carthagène ou à Santa Marta. Certains autres découvriront aussi les zones du café ou Villa de Leyva. Nous avons aussi pu nous rendre compte de la grandeur de Bogotà en montant à Montserrate, lieu important de pèlerinage… et de tourisme.

 

Bien sûr, nous rentrons en Suisse avec des dizaines d’anecdotes entre le téléphone (et le parapluie) volé, les vols intercontinentaux et nationaux annulés puis retardés, les poules dans les bus, nos tentatives pour nous exprimer en espagnol, les chauffeurs de bus qui n’ont pas besoin d’arrêt pour nous déposer à l’endroit souhaité ou encore ce cher chauffeur de taxi qui nous emmène à l’opposé de l’adresse indiquée – ce qui n’est pas rien, dans une mégapole comme Bogotà où le trafic est surchargé à quasiment toute heure du jour et de la nuit, (la légende dit que le taximan cherche encore notre adresse – il ne connaît sans doute pas les bons conseils du Dr. Google J).

 

Il va sans dire que nous serons de bons ambassadeurs pour motiver les futurs étudiants à participer à cette magnifique aventure et à en profiter pleinement, leurs yeux et leur cœur grands ouverts.

 

Les 12 stagiaires du «stage Bogotà 2018»

 

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