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Tournée des auteur de la Bataille des livres: Hervé Mestron fait halte à Sion 

BdL Herve Mestron

«La première question posée par les enfants est liée à la passion d'Hervé Mestron pour la musique».

Chaque année, la Bataille des livres (BdL), créée à Genève il y a vingt-deux ans, propose un panel d’activités pour inciter les élèves de 8 à 12 ans à lire, et ce dans divers pays francophones. Pour l’édition 2018-2019, Hervé Mestron a fait partie de la vingtaine d’auteurs et d’illustrateurs en tournée en Suisse romande pendant une semaine en mars. Pour ce dernier, cette rencontre avec les classes sur sol suisse était une première. En cinq jours, il sera allé dans une quinzaine de classes dans le canton de Vaud, de Genève et du Valais, dont une 6H à l’école des Collines.  

BdL auteur

Rencontre avec la classe de Damaris Rentmeister

Les élèves de Damaris Rentmeister ont préparé cette rencontre (cf. article paru dans la version papier de Résonances). En ce 28 mars, ils n’accueillent donc pas un inconnu dans leur classe, puisqu’ils ont notamment lu «Les enquêtes de Sam - Mystère au sous-sol», livre de la sélection de la BdL 2018-2019 et se sont intéressés à la biographie de l’auteur. La première question posée par les enfants est liée à la passion d’Hervé Mestron pour la musique. «Vous avez certainement remarqué que beaucoup de mes livres parlent de musique», commente l’auteur face à son jeune public. Il leur explique que la musique tient toujours une grande place dans sa vie, mais qu’aujourd’hui son métier ce n’est plus de jouer de l’alto, mais d’écrire. Il raconte la naissance du personnage Sam, au cœur de trois enquêtes (outre celle qu’ils ont lue, il y a «La guitare manouche» et «Une Anglaise à Paris»). Il évoque par ailleurs son premier livre pour la jeunesse intitulé «La peur au ventre».  

La discussion se déroule à bâtons rompus. Répondant à une question sur le métier d’auteur, il précise les différentes manières d’écrire, indiquant que pour sa part il a débuté en utilisant une machine à écrire, leur mimant le bruit du retour à la ligne, et qu’aujourd’hui il apprécie le confort de la correction avec l’ordinateur. En l’écoutant, les enfants prennent conscience de l’absence de limites de l’univers fictionnel. «Si je veux, je peux imaginer une histoire dans laquelle un dinosaure saute d’un toit», leur cite-t-il en exemple. Reliant étroitement l’écriture à la lecture, Hervé Mestron relève que ce sont les livres des autres qui l’ont amené à ce métier. Pour lui, aimer lire et écrire, c’est un cadeau pour la vie. Il précise que souvent son inspiration première part d’un fait relaté dans les journaux. Là, à un moment donné, les élèves peinent à comprendre l’humour noir de l’auteur, aussi ce dernier leur en donne la définition avec des exemples.  

Hervé Mestron et les plumes en herbe

Hervé Mestron discute avec son jeune public afin d’avoir leur avis sur son livre et de manière plus générale sur ce qui rend un titre attractif ou pas. Interrogé sur les raisons du plaisir d’écrire, il leur retourne la question. Il évoque également une histoire amusante qui lui est arrivée pendant cette tournée: dans une classe une élève a découvert une incohérence dans son livre que personne n’avait repéré. Un détail de mètres carrés qui lui permet de dire aux enfants que l’écrivain n’est pas infaillible et qu’il peut également faire des erreurs dans la construction de son univers fictionnel ou laisser une faute d’orthographe. Un commentaire qui semble rassurer les plumes en herbe.

En fin de rencontre, les élèves demandent à Hervé Mestron s’ils peuvent lui présenter leur cahier d’écrivain, où ils gribouillent en toute liberté presque chaque semaine pendant une vingtaine de minutes sur une thématique donnée et peuvent ensuite, s’ils le souhaitent ou non, lire leur texte à voix haute. L’auteur trouve cette initiative particulièrement intéressante et écoutera quelques histoires sorties de l’imaginaire enfantin, conseillant seulement à ces jeunes élèves d’oser laisser galoper leur imagination.  

Après ce moment de partage, les élèves ajoutent un nom à leur liste des auteurs rencontrés, ayant déjà profité l’année dernière des opportunités offertes par la Bataille des livres. Et en mai, il y aura la fête cantonale de la BdL et probablement d’autres moments forts en lien avec les mots.  

Nadia Revaz  

 

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