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Sandrine Duay, enseignante à l’école primaire, a d’abord effectué un remplacement à Dorénaz, puis elle atravaillé à Champéry et à Evionnaz. En congé sabbatique, elle est depuis six mois au cœur de la jungle gabonaise, à Bambidie, village géré par une société forestière suisse qui œuvre dans une perspectivede développement durable. Elle livre mille et une anecdotes, découvrant avec curiosité et enthousiasme, selon son expression, «cet autre monde».

A Bambidie, Sandrine Duay occupe un poste de consultante multitâche en lien avec le centre culturel et l’école. Les premiers mois, elle a d’abord œuvré pour améliorer les conditions d’éducation. C’est ainsi qu’une course à parrains a été organisée dans les écoles du district de Saint-Maurice. Grâce à cette initiative, du matériel acheté au niveau local a pu être vendu à prix subventionné selon les moyens des parents. Ainsi que le relève Alain Grandjean, directeur des écoles du district de Saint-Maurice, Sandrine Duay a mûrement réfléchi son projet et toutes ses étapes dans le respect de chacun.

Après un temps d'adaptation, Sandrine Duay apporte désormais tous les matins son aide aux enseignants en accompagnant des groupes dans l’apprentissage de la lecture. «Ici, les élèves apprennent surtout sous forme de “drill”», relève-t-elle, essayant d’insuffler une approche davantage basée sur le plaisir de lire. Dans le cadre d’activités extrascolaires, elle a aussi mis sur pied un atelier de correspondance avec des classes d’Evionnaz, dans lequel elle valorise la créativité.


Une autre réalité scolaire

La liste des différences entre l’école valaisanne et gabonaise est longue, mais Sandrine Duay est d’avis que les disparités contextuelles et culturelles font que l’on ne peut guère comparer. «Au Gabon, les enseignants sont mal rémunérés et ils peuvent être mutés d’une région à l’autre, comme en France», raconte Sandrine Duay. Et de poursuivre: «Sur le site, il y a 700 élèves répartis en 10 classes primaires, aussi j'ai dû adapter ma tolérance au bruit en fonction de la taille extrêmement élevée des effectifs.»

Via cette expérience, Sandrine Duay porte désormais un regard différent sur l’école valaisanne.«Le fait d’être au Gabon m’a fait prendre conscience de la chance qu’on a en Suisse d’avoir un Etat qui investit dans l’école, ce qui nous permet d’avoir des conditions de travail assez idéales», commente-t-elle. A Bambidie, elle découvre par contre un autre mode de vie, où les gens ont le temps de faire les choses de manière plus tranquille. Qu’aimerait-elle insuffler à l’école gabonaise? «Il faudrait repenser le programme scolaire, car les manuels gabonais sont inspirés des méthodes françaises, alors qu’ils devraient à mon sens davantage tenir compte de la réalité du pays.» A l’inverse, elle note que les élèves au Gabon sont bien plus débrouillards qu’en Valais et ont le sens du rythme, du chant, de la danse et de l’expression. Bref, il suffirait de mélanger un peu les compétences…

Propos recueillis par Nadia Revaz


Des craies à donner?

A Bambidie, l’école manque de craies. En Valais, les tableaux noirs sont remplacés par les TBI, aussi vous avez peut-être des craies à donner. Si oui, Sandrine Duay rationalise volontiers un éventuel envoi, alors Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 


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