Retour sur la finale du concours Top chef au CO, édition 2021-2022

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La finale du Concours Top chef au CO, mettant les 5 sens en éveil, s’est déroulée au cycle d’orientation du Reposieux à Monthey 1er juin dernier, durant tout le mercredi après-midi.

 
Le thème de cette 8e édition était «Ramène ta fraise!». Et c’est peu dire que la fraise a inspiré les desserts des 10 concurrents, évalués sur le critère de la présentation et de la décoration, celui de la texture et de la consistance ainsi que celui de l’harmonie des saveurs!

Top chef CO detail2

Zoom sur les macarons d’Emma Studer,
en 2e position derrière la Planète de Rosette

Pour rappel, tout a démarré lors de l’année scolaire 2014-2015 sur une idée de Françoise Métrailler, à la suite d’une remarque de son fils regardant à la télévision une émission de cuisine et disant qu’il adorerait participer à un concours mêlant le visuel et le gustatif. Comme la commission EF de l’AVECO cherchait alors de quelle manière valoriser les cours d’économie familiale auprès des élèves, l’idée est devenue réalité.

Cette année, ils étaient 123 jeunes en provenance de 18 cycles d’orientation du Valais romand à s’être affrontés dans le cadre de ce concours concocté par un comité d’enseignantes d’économie familiale particulièrement motivées par leur branche d’enseignement. Lors des deux précédentes épreuves de sélection, les 10 finalistes issus de 8 CO avaient donc brillamment réussi leur proposition de barre de céréales pour une balade en montagne et leur soupe du pays, mettant en valeur des produits de saison et de la région.

Après le coup d’envoi, sous la forme du «1, 2, 3 pâtissez!», les concurrents étaient organisés, absolument pas agités. Ils ont eu 120 minutes pour réaliser et dresser leur dessert, évalué par le jury, composé pour cette édition par Mauro Capelli, chef du restaurant Le Crochetan à Monthey, de Christophe Darbellay, conseiller d’Etat en charge du Département de l’économie et de la formation, de Jean-Philippe Lonfat, chef du Service de l’enseignement, et de Pascale Morard, enseignante en économie familiale et membre du comité organisateur.

Lorsque Françoise Métrailler a annoncé que le chef du Département de la formation était arrivé pour découvrir le travail des jeunes avant la dégustation et la proclamation des résultats, l’un d’eux s’est exclamé: «C’est trop le luxe ce concours.» A quelques minutes de la fin de l’épreuve, Christophe Darbellay s’est dit très impressionné par la créativité des élèves ainsi que par leur maîtrise de la gestion du stress. Dans l’attente de la découverte gustative, Jean-Philippe Lonfat, ayant lui-même hésité entre un apprentissage de cuisinier et des études, était à son aise dans cet environnement associant des odeurs de fraises cuites, de basilic, de biscuit, etc.

«Je suis admirative du niveau de ces jeunes.»
Michèle Dorsaz

Michèle Dorsaz, enseignante en économie familiale au CO de Fully-Saxon, et Edina Guigas, ayant la même activité professionnelle, mais au CO de Vouvry, et toutes deux membres du comité organisateur, ont mis en avant leur fierté de voir l’autonomie des élèves, puisque chacun s’est entraîné à la maison pour ce concours. C’est selon elles également une autre manière de mettre en valeur les compétences acquises pour partie en cours d’économie familiale. «Je suis admirative du niveau de ces jeunes qui présentent des desserts vraiment aboutis et originaux», constate Michèle Dorsaz, membre du jury pour la première fois.

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Johann Lebet a le geste assuré.

Johann Lebet, du CO d’Anniviers à Vissoie, a obtenu la troisième place avec son jardin zen et sérac. Son dessert était un mélange de recettes existantes et d’inspirations plus personnelles, dont l’une liée à un souvenir visuel et gustatif londonien. S’il ne se destine pas à devenir cuisinier et s’envisage paysagiste, être aux fourneaux est pour lui un véritable plaisir. «C’est vraiment chouette de pouvoir participer à une telle aventure», commente-t-il, tout en jouant avec l’assemblage des textures. Chez lui, la zen’attitude semble une évidence, aussi son dessert est en cohérence avec sa personnalité.

Top chef CO eleves

Emma Studer à l’aise avec la poche à douilles

Arrivée deuxième, Emma Studer, du CO de Goubing, a réalisé des macarons à la fraise. Si elle travaille à partir d’une recette en allemand traduite en français pour les membres du jury, c’est parce que venant du Haut-Valais elle profite d’une année d’immersion linguistique dans le CO sierrois, avant de se former à la Lonza pour devenir laborantine en chimie. Dans ses macarons, elle a insufflé des saveurs des deux régions linguistiques du canton, avec du miel provenant d’apiculteurs de son village, à savoir Visperterminen, des œufs des poules de son enseignante d’économie familiale à Goubing, et des fraises qu’elle a elle-même cueillies au Bioterroir à Bramois.

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Rosy Mariéthoz, à mi-chemin entre pâtisserie et art

Rosy Mariéthoz, élève du CO de Savièse, a décroché la première place pour son dessert intitulé «Planète Rosette», avec au cœur de la coque blanche la fraise sous la forme d’un insert et d’une mousse. Un univers en équilibre, tout en finesse et délicatesse. C’est ainsi que Rosy a imaginé sa planète sucrée.

L’ensemble des finalistes a porté haut les couleurs de Top chef au CO. De quoi motiver les élèves de la prochaine année scolaire…

Nadia Revaz


Pour avoir un regard complémentaire sur le concours,
plus particulièrement sur le dessert de la gagnante,
lire l’article du Nouvelliste


Les 10 finalistes issus de 8 CO

2 élèves du CO du Haut-Lac à Vouvry (Fanny Balmaz et Océane Pilet),

2 élèves du CO de Bagnes (Manon Fragnière, Lucas Voutaz),

1 élève du CO de Collombey (Laure Coutaz),

1 élève du CO de Troistorrents (Emile Michaud),

1 du CO de Fully-Saxon (Chloé Granges),

1 élève du CO de Savièse (Rosy Mariéthoz),

1 élève du CO de Goubing à Sierre (Emma Studer),

1 élève du CO d’Anniviers à Vissoie (Johann Lebet).


Le comité du concours

Françoise Métrailler du CO de Troistorrents,

Edina Guigas du CO de Vouvry,

Jocelyne Es-Borrat du CO de Monthey,

Marie-Christine Antille du CO de Leytron,

Michèle Dorsaz du CO de Fully-Saxon,

Pascale Morard du CO de Grône.


 

Pour avoir un regard complémentaire sur le concours, lire l’article du NouvellisteNF


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