Liste des numéros enrichis

disponible sur app store   archives PDF 1854-20XX 

disponible sur google play vente en ligne au numéro

caché2

Le CO de Bagnes-Vollèges à la découverte des pains suisses

Pour sa 19e édition, la «Semaine du goût 2019» avait pour thème les pains suisses. Ses objectifs concordant avec ceux de l’éducation nutritionnelle du PER, l’animation Economie familiale s’est associée à Promotion Santé Valais pour proposer des pistes d’activités aux classes de toute la scolarité obligatoire.

PHOTO 2019 09 18 17 37 49

 

La recette de la Cressin (pain sucré avec de la cannelle)

 

Les ingrédients:

  • 2,5 dl. de lait
  • 1 cube de levure (42 g.)
  • 100 g. de sucre
  • 1 oeuf battu
  • 1/2 zeste de citron
  • 1/2 jus de citron
  • 1 c.c. de sucre vanilliné
            
  • 1 c.s. de cannelle
  • 1 pointe de couteau de muscade
  • 100 g. de beurre
  • 500 - 600 g. de farine
  • 1 c.c. de sel
  • 1 oeuf battu
  • 2 c.s. sucre

 

La recette:

  1. Préchauffer le four à 180°
  2. Délayer dans une terrine la levure
  3. Ajouter et mélanger le sucre
  4. Ajouter et mélanger l'oeuf
  5. Ajouter et mélanger les zestes et le jus de citron
  6. Ajouter et mélanger le sucre vanillié, la canelle et la muscade
  7. Couper le beurre en dés et les ajouter 
  8. Ajouter le sel
  9. Ajouter petit à petit la farine et pétrir jusqu'à l'obtention d'une pâte lisse et souple
  10. Laiser lever à couvert à température ambiante
  11. La pâte doit doubler de volume
  12. Former 2 pains ronds, légèrement plats
  13. Déposer sur une plaque préparée
  14. Couper le dessus du pain avec les ciseaux ou avec un couteau
  15. Badigeonner les pains généreusement avec l'oeuf battu
  16. Saupoudrer de sucre
  17. Enfourner dans un four froid ou couvrir et laisser lever 30-40 minutes
  18. Faire cuire 30-35 min.

 

Remarques:

  • Comme matières grasses, vous pouvez utiliser du beurre, de la margarine, du beurre fondu, du saindoux ou un mélange de ces matières grasses.
  • Vous pouvez utiliser de la farine blanche ou ½ blanche – ½ complète.
  • Ajouter 80-100 g. de raisins secs et/ou 50 g. de noix concassées.
  • Vous pouvez congeler la pâte sans la laisser lever, dans un sachet hermétique et la sortir la veille de son utilisation en la laissant tranquillement décongelée et levée à température ambiante.

 

pdf Article paru dans Résonances 2019

Une journée aux sports d’hiver: l’accident en AC&M

Objectifs : Dans une boîte en carton, représenter un accident lors d’une journée aux sports d’hiver en appréhendant et en organisant l’espace en plan et en volume.

 

 

pdf Article paru dans Résonances 2019

Apprendre à lire en cercles de lecture!

«C’est à plusieurs qu’on apprend à lire tout seul».

Cette maxime, issue de la pédagogie coopérative, résume le projet des cercles de lecture.

 

De quoi s’agit-il au juste?

Pour Terwagne, Vanhulle et Lafontaine (2008), un cercle de lecture est un dispositif didactique qui permet à des élèves rassemblés en petits groupes hétérogènes d’apprendre ensemble à lire des textes. S’inscrivant dans la théorie de la réception des textes, les cercles de lecture invitent le lecteur à devenir interprète et offrent une alternative stimulante aux traditionnels questionnaires utilisés pour travailler la compréhension de l’écrit. Voilà plus de vingt ans que les cercles de lecture sont pratiqués en Amérique du Nord. Chez nous, le dispositif est plus discret et ses succès demeurent trop souvent confidentiels. Pourtant, nombreux en sont les avantages.

 

Les cercles de lecture c’est quoi?

Réunis en petits groupes hétérogènes de 3 à 5 élèves autour d’un livre, munis de leur cahier de lecture, les élèves débattent du sens d’un épisode, discutent les réactions d’un personnage, formulent des hypothèses sur l’intrigue, font des liens avec leur vécu, soulignent les beaux passages et, surtout, portent attention à chaque lecture pour construire en commun le sens du texte. Organisé en 3 temps – celui de la lecture individuelle, celui de la rédaction des notes de lecture dans le carnet de lecture et celui du partage avec les pairs – les cercles de lecture visent l’approfondissement de la compréhension du texte par l’usage des stratégies de compréhension. Burdet et Guillemin (2010) proposent quelques stratégies efficaces comme prédire, ressentir, se questionner, faire des liens avec le monde, évaluer etc. Petite communauté interprétative, chaque élève tient son rôle au sein du cercle. L’un est animateur et se charge de faire circuler la parole, l’autre est garant des questions, le troisième responsable des beaux passages et ainsi de suite. Si un tel dispositif semble d’abord s’adresser aux élèves du cycle moyen, des adaptations peuvent être proposées pour le cycle élémentaire. Même chez les plus jeunes, le carnet de lecture est un outil que les élèves investissent avec enthousiasme.

 

Et l’enseignant, que fait-il?

L’enseignant doit surtout installer une routine des cercles comme espace de parole non hiérarchisé et non évalué. L’enseignement explicite des stratégies, avant le partage, est une étape indispensable. Une fois ce questionnement rôdé, les cercles peuvent débuter et l’enseignant devient observateur. Et les observations sont riches… comme le souligne Isaline Bruchez, qui a testé les cercles de lecture dans sa classe de 7H.

 

Groupe Langue 1 (GL1):   Aviez-vous déjà travaillé avec les cercles de lecture auparavant?
Saline Bruchez (I.B.):   Non! J’en avais entendu parler, mais je ne savais pas en quoi ça consistait avant de prendre part à la formation HEP. J’ai toujours adoré la lecture, mais je n’avais jamais trouvé une manière de lire stimulante à l’école. Les études de texte sont souvent des exercices de grammaire ou de vocabulaire plus que de réels entraînements de compréhension de textes, et sont souvent ardues pour les faibles lecteurs. Grâce à l’utilisation de stratégies, les enfants sont contents de lire et de débattre des textes… Les voir partager avec enthousiasme, j’adore!
GL1:   Qu’apporte ce type d’activités?
I.B.:   Je suis encore en phase d’expérimentation, mais je peux déjà voir des points positifs:

 

Les relations entre pairs: une fois les règles de comportement assimilées, les élèves débattent de manière très naturelle et calme. La liberté d’expression prend ici tout son sens!
L’expression orale: afin d’être compris, chacun doit s’exprimer de manière précise. La phase «résumer» les pages lues n’est pas évidente et c’est un excellent exercice!
Le sens critique: lors de travail en grand groupe, certains ne prennent pas la parole ou craignent d’apporter une opinion. En petits groupes, les enfants qui d’ordinaire ne prennent pas la parole, osent plus s’extérioriser et prendre part aux débats. On voit certains exprimer pour la première fois, leurs sentiments, jugements ou incompréhensions.
L’interprétation de textes: en général, lorsqu’on demande à des élèves de lire, cela signifie principalement «expliquer le texte, le résumer». Avec les stratégies de lecture, l’enfant développe différentes visions d’un texte. Certaines stratégies génèrent parfois des moments émouvants (stratégies: «ressentir», «faire des liens avec sa vie»). C’est pour cela que le choix des textes revêt une grande importance…
Les éclaircissements entre pairs: une fois les règles de comportement assimilées, les élèves s’écoutent, donnent leur avis et débattent de manière très naturelle et calme. La liberté d’expression prend ici tout son sens!
Les différences de niveaux des lecteurs: la lecture dans les grands degrés (comme sans doute dans les petits…) est toujours un problème, principalement à cause des différences de niveau des lecteurs. Avec cette manière de faire, en variant les types de texte, les niveaux de textes (et donc de groupes), les élèves s’enrichissent mutuellement. Ainsi, les assoiffés de lecture peuvent prendre des textes complexes et avancer rapidement, et les plus lents peuvent lire des textes plus simples et plus courts… mais qu’ils comprennent!

  

Quant aux points négatifs, ils découlent plutôt de mon manque d’expérience et je continue à tester afin de trouver la meilleure formule…

 

Difficulté à trouver des textes adaptés: les histoires courtes sont plus faciles à gérer, mais les enfants aiment beaucoup prendre possession d’un livre et se fixer régulièrement leurs propres objectifs. Varier les plaisirs semble être l’idéal, mais la recherche de textes adaptés est laborieuse!
Peu de contrôle de ce qui se fait réellement en cercle: les enfants étant libres, certains cercles sont plus ou moins efficaces, le travail est plus moins sérieux… A l’enseignant d’observer de loin, de demander un feed-back et de choisir des groupes fructueux… ce qui n’est pas toujours évident!
Les enfants qui ne s’impliquent pas: les enfants possédant un très faible niveau de lecture ont parfois de la peine à trouver leur place… mais cela n’est-il pas toujours le cas? Encore une fois, à l’enseignant de trouver des textes adaptés à tous les niveaux, quitte à faire des groupes homogènes afin que les plus faibles aient également du plaisir de lire et de parler de leur lecture!
Choix des groupes: un éternel questionnement dans notre métier… A tester en fonction des classes! Pour ma part, je privilégie à présent des groupes homogènes… mais pourquoi pas ne pas mettre une «chef de groupe» d’un niveau supérieur pour gérer la discussion et aiguiller les groupes plus faibles si on constate que les discussions sont plates? Ce système étant riche et varié, je me réjouis de tester et retester afin de trouver des formules magiques!

 

GL1:   Quels conseils donneriez-vous à un.e enseignant.e qui voudrait démarrer les cercles de lecture dans sa classe?
I.B.:   Mes conseils: jetez-vous à l’eau! Cela demande au début un grand travail de préparation (matériel) et d’entraînement des enfants. Mais une fois la machine lancée, les enfants adorent et les bienfaits sont visibles! Pour ma part, je leur ai dit que je testais avec eux une activité de lecture nouvelle pour moi, et ils sont enchantés d’essayer et donner leur avis. Je me réjouis d’avoir peu à peu une banque de textes divers adaptés à mon degré afin d’être de plus en plus efficace dans les mois et années à venir.
     
GL1:   Un coup de cœur de lecture?
I.B.:   Mon coup de cœur pour des 6-7-8H: «Quitter son pays», de Marie-Christine Helgerson (disponible en lecture suivie à la médiathèque). Un roman assez court, accessible, mais générant beaucoup d’émotions et de questionnement sur la guerre, les réfugiés, les différences de culture. Certains parents m’ont dit l’avoir lu avec leur enfant et l’avoir trouvé magnifique et émouvant. Les discussions sur ce livre allaient bon train lors des cercles…

Propos recueillis par le Groupe Langue 1: Francine Fallenbacher et Valérie Michelet

 

francais couv carnet4H 1 francais1 1 francais1 2

 


Pour aller plus loin:

pdf Terwagne, Vanhulle & Lafontaine (2008), Les Cercles de lecture, De Boeck-Duculot. Burdet & Guillemin (2010), «Les cercles de lecture: un dispositif favorisant la gestion de la compréhension et l’autonomie du lecteur».

Cours de formation continue: les cercles de lecture, un dispositif créatif au service de la compréhension 5H-8H dès septembre 2019 (catalogue Formation continue de la HEP-VS)


pdf Article paru dans Résonances

L’étonnement en citations

 

Etonnement et raisonnement
etonn1

 

Où il y a étonnement, il y a désir d’expérience, de contacts nouveaux et variés. Seule cette forme de curiosité garantit avec certitude l’acquisition des premiers faits sur lesquels pourra se baser le raisonnement.
John Dewey in Comment nous pensons (1910, réédité en 2004 aux éditions du Seuil)

 

 

 

 

 

 

Une pédagogie basée sur l’étonnement
etonn2

Avec l'étonnement va naître pour l'esprit une vie intellectuelle authentique, par lui se trouvent brisées les structures antéréfléxives où le donné et nos attitudes spontanées se trouvent imbriqués. Nous parlons de l'étonnement vrai, celui qui succède à la surprise et où, à la pure passivité de l'agression subie, se mêle l'activité naissante de la recherche. Ce moment fondamental pour la pensée est celui, tout d'abord, où le monde apparaît dans son altérité radicale: par l'étonnement nous nous sentons étrangers dans l'univers qui nous enveloppe.
Louis Legrand in Pour une pédagogie de l’étonnement (Delachaux et Niestlé, 1970)

 

 

 

 

S’étonner que l’étant est…

etonn3

Se connaître soi-même — apprendre à penser — faire comme si rien n’allait de soi — s’étonner, "s’étonner que l’étant est…", ces déterminations de la philosophie et beaucoup d’autres forment des attitudes intéressantes, quoique lassantes à la longue, mais ne constituent pas une occupation bien définie, une véritable activité, même d’un point de vue pédagogique. Créer des concepts, au moins, c’est faire quelque chose. La question de l’usage ou de l’utilité de la philosophie, ou même de sa nocivité, doit en être changée. 
Félix Guattari et Gilles Deleuze in Qu’est-ce que la philosophie? (Les éditions de Minuit, 1991)

 

 

 

 

 

Un processus à étudier et à encourager dans une intention éducative et formative
etonn4

Par sa nature et la logique même de sa survenance, l'étonnement est un geste de pensée qui conservera toujours une part de spontanéité. Quels que soient l'ingéniosité et l'effort déployés par le pédagogue pour recréer les conditions les plus naturelles possible dans lesquelles un sujet est amené à s'étonner d'un phénomène, il n'en demeurera pas moins que cette situation comportera toujours un caractère artificiel. Par définition, l'étonnement quand nous le vivons nous surprend et nous laisse au dépourvu. Il survient toujours là où on ne s'y attend pas et ne prévient jamais. Il est cette faille qui surgit dans la plénitude de nos croyances et au milieu de nos routines d'activités. C'est donc un processus que l'on ne peut tout à fait ni prévoir ni anticiper. Réunir les conditions propices à son irruption dans une intention éducative, c'est déjà élaborer un milieu qui se tient en dehors de la logique des situations naturelles de l'activité. Même lorsque le dispositif de formation est intégré au travail ou au plus près de la logique de l'activité réelle, il n'en demeure pas moins qu'un autre espace que celui de l'activité est créé et mis en place.
Joris Thievenaz in De l’étonnement à l’apprentissage - Enquêter pour mieux comprendre (éditions De Boeck, 2017)

 

Distinction entre étonnement et surprise

etonn5

 

L’étonnement n’est pas la surprise […] Pour être étonné, il faut non 


seulement que ces vivants soient surpris, mais qu’ils soient dérangés dans leurs certitudes, que soient mises à mal leurs conceptions, que soient bousculées leurs représentations habitudinaires par nécessité.
Daniel Hameline in «Petite métaphysique de l’étonnement» (Education permanente, n° 200, 2014)

 

world S'étonner pour apprendre

 

pdf Article paru dans Résonances

Quelques pansements complémentaires à ceux suggérés dans la version papier du dossier

pansement1

Pour la gestion du stress aux examens

- techniques basées sur la respiration (on imagine une vague qui part des pieds et qui monte jusqu’au sommet de la tête et qui redescend)  
- ancrage (liste des qualités et ressources que l’on ancre en faisant un geste précis ce qui permet à l’élève d’avoir à nouveau accès à ses ressources en cas de stress)  
- visualisation (imaginer la scène idéale et se visualiser comme acteur principal de la scène)    


Pour la gestion des émotions
- liste des «solutions» en cas d’émotions fortes  

Si colère
- sortir de la pièce
- boire un verre d’eau  
- partir se balader
- écouter de la musique  
- crier dans un endroit prévu pour
- taper sur un coussin
- etc.   

Si tristesse

- pleurer  
- écrire puis brûler 
- partager avec un.e ami.e
- marcher dans la forêt  
- etc.       

Si peur

- en parler  
- lister les éléments qui font peur et comment les maîtriser  
- respiration  
- ancrage  
- etc.   

pansement4

 

Et sinon des exercices de pleine conscience semble faire beaucoup de bien aux jeunes qui souffrent d’angoisse et de soucis de sommeil. 

Laetitia Chanton, enseignante et médiatrice au CO de Vouvry

 pansement0

 

 

Aller au haut